Tout était parti du conflit ayant opposé au sein de Yoka Lokole, Mavuela Somo et Shungu Wembadio. Esseulé, ce dernier fut contraint par le bouillant Mbuta Mashakado, en décembre 1976, en plein concert, de céder le micro et de quitter honteusement le mouvement, entendez l’orchestre Yoka Lokole.

Pour mieux marquer cet événement, nous exposerons deux versions différentes. La première qui peut être qualifiée de populaire met en exergue la querelle de leadership entre Wemba et Mavuela née entre autres, de l’abandon dont fut victime Shungu Wemba, pendant son incarcération à la prison de Makala en 1976, et surtout de son isolement au profit du tandem Mavuela et Mbuta Mashakado, se considérant comme étant Kinois d’origine. La deuxième version, puisée à travers « la musique congolaise du XXe siècle » avance que Wemba sentant que Mavuela s’imposait comme patron de l’orchestre, tenta de renouer avec l’orchestre Isifi, en répétant discrètement avec Evoloko. Suite à cette rumeur, les autres membres du groupe décidèrent de l’écarter. Ce faisant, Pesho wa Ngongo suggéra à [Wemba] de monter son propre groupe. Suite à l’hésitation de [Wemba], Pesho wa Pesho tentera une négociation qui aboutit au retour de [wemba] dans Yoka Lokole avant d’y être chassé en plein concert (décembre 1976).

Opiniâtre, Pesho revint sur l’idée de la création d’un orchestre, en obtenant le parrainage de Soki vangu, lequel mit un équipement à la disposition de [Wemba], afin de « punir » Mavuela, qui tournait autour de son amie Getou Salay. C’est ainsi que [Viva la Musica] effectuera sa 1re sortie officielle le 26 février 1977 au Type K.

Symbolique

Après la création de Viva la Musica, Shungu Wembadio devint Papa Wemba. Le siège de l’orchestre sera installé à son domicile situé au N° A 42 de la rue Kanda kanda, détronant ainsi la rue wafania N° 6, à Yolo Nord, fief d’Evoloko.

Il se fera appeler « Chef coutumier » du village Molokaï (anagramme des rues. Masimanimba, Oshwe, Lokolama, Kanda Kanda, et Inzia), qui entourent un espace du quartier Matonge, proche du Stade Tata Raphaël.

Les fanatiques de Viva deviennent des « villageois », et Papa Wemba fédère presque tous les jeunes autour du mouvement de la Sape. La coiffure en brosse remplace l’Afro. La démarche change.(Bien coiffé, bien parfumé…) Bref, la création Viva entraîne un bouleversement total dans la manière de vivre de la jeunesse congolaise, une façon magistrale de laver l’affront subi en décembre 1976 par son leader. Continuer à lire

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